Mais Kesako les Coéloptères saproxyliques?
Eh bien pour commencer, ce sont des insectes appartenant à l'ordre des coléoptères. C'est l'ordre avec le plus d'espèces en France métropolitaine avec environ 10 000 représentants.
Parmis ces epèces, 2 663 d'entre elles sont saproxyliques (Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2019). Ces espèces sont associées au bois mort ou mourant car elles y réalisent toute ou partie de leur cycle de vie ou se nourissent de champignons ou d'autres espèces elles-mêmes saproxyliques.
Pourquoi s'y intéresser?
En premier lieu, de nombreuses espèces de coléoptères saproxyliques participent à la décomposition du bois mort et au recyclage de la matière organique qui permets la régénerescence des forêts et ainsi le bon fonctionnement des écosystèmes forestiers.
D'autre part, certaines espèces de coléoptères saproxyliques sont utilisés comme bio-indicatieurs de la bonne fonctionalité des milieux forestiers, d'autres sont rares voir même protégées comme le Grand capricorne (Cerambix cerdo).
Pourtant, l'évolution des pratiques au fil des sciècles a impacté ces espèces et les menacent encore aujourd'hui.
De plus, ils sont peu connus dans les Hauts-de-France malgré leur rôle essentiel ce qui rends leur conservation difficile.
Afin de pouvoir mieux prendre en compte ces espèces, il est donc important d'en améliorer leur connaissance grâce à des enquêtes participatives par exemple.
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